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L'odeur des cheveux

c'est un poème du grand poète Hafez Chirazi.  Je suis enivré sans arrêt par le parfum de tes cheveux. Je suis détruit, à chaque instant, par tes magiques, traîtres yeux. Après d’aussi longue patience, mon Dieu ! verrai-je enfin la nuit Où j’allumerai ma chandelle dans l’arcade de tes sourcils ? Ma clairvoyance est une ardoise que je chéris matin et soir, Car elle est comme le miroir qui reflète ta mouche hindoue. Si tu veux embellir ce monde pour autant que l’éternité, Dis au vent d’écarter ton voile de ta face, pour un instant. Si tu veux abolir la loi qui rend ce monde périssable, Crève l’écran de tes cheveux : il s’en répandra mille vies. Le vent et moi sommes deux gueux, des vagabonds, des inutiles. Nous sommes enivrés tous deux par ton parfum et par tes yeux. Bravo ! Hâfez s’est libéré de ce monde comme de l’autre. L’humble poussière de ton seuil est la seule chère à ses yeux.

Aux soldats Djiboutiens

Nos valeureux soldats étaient partis combattre en Somalie et instaurer la paix Ces braves s'étaient armés magnifiquement Et avec eux, d'autres soldats africains Ils étaient là pour aider le peuple somalien A Mogadiscio, à Beledweyne, à Baidoa. Cette Somalie qui se meurt depuis des décades A trouvé des frères qui la soutiennent Et nos soldats envoyés par le gouvernement tendaient La main à ce peuple meurtri et orphelin. Et tout le peuple était derrière ces braves soldats Qui faisaient barrages à l'extrémisme et au fanatisme. Hélas! nos soldats tombèrent dans un guêpier Et beaucoup d'entre eux perdirent la vie. La milice Al-shabaab, ces guerriers intrépides Ces extrémistes fanatiques tendirent un piège A nos malheureux soldats à Beledweyne Dans la région de Hiiraan, une région riche. Nos soldats avaient pris les armes et se défendirent Courageusement et avec ardeur. Mais hélas! certains d'entre eux avaient déjà perdu La...

Niman, le lycéen

 A Djibouti, un jeune homme marchait dans la rue. Il portait un sac à dos, beaucoup des livres étaient dedans. Il allait chaque matin au lycée d’état de Djibouti. Il s’appelait Niman. Grand, mince, et des yeux de gazelle. Il allait à l’école à pied. Son père était mort. Il a été tué durant la guerre d’indépendance. Une balle l’avait éclaboussée. Et bam, il était parti pour de bon. Niman aimait bien l’école car il pensait qu’il allait s’en sortir grâce à ses études. Après l’indépendance, beaucoup des élèves allaient à l’école avec enthousiasme. Des français qu’on nommait des coopérants enseignaient dans les écoles de Djibouti. Ils préparaient des jeunes qui allaient le remplacer d’ici quelques années. Niman était parmi ces jeunes. Niman rentra dans la classe. Il était studieux et son prof de math l’appréciait. Dans la classe, des jeunes français se trouvaient aussi. Des Djiboutiens avec des Français. C’était formidable. Les ennemis d’hier, aujourd’hui se côtoyaient dans les école...

Les naufragés de Lampedusa

Permettez-moi de parler de ce drame humaine Survenu au large de l'Italie, pays de la renaissance, Où l'humanisme a été pondu, Les familles des naufragés regardaient à la télévision, abattues, Halima, une mère enceinte et son enfant De cinq ans sont engloutis par l'Océan, Elle avait quitté la Somalie dévastée et ruinée, Faute de secours, elle s'est noyée Said et sa fiancée Naslim sont enlevés par les vagues, Ils s'étaient fiancés l'année dernière avec une bague En fouillant la Syrie, la guerre civile et les bombes, En atterrissant au large de Lampedusa, c'était une hécatombe Et le vieillard, Haji Bou Sidi, venu de la Lybie, Où Kadafi a été balayé par une foule en furie, Se trouva encerclé par la tempête, et regardant l'horizon, Voyait impuissant un bateau pêchant des poissons Et l’Europe riche, belle, et puissante, voyait Ces gens emportés par la mer et regardait Sans souci, ces malhe...

A Guiuan

les gens couraient dans les rues nus, affamés, et pleurant les maisons étaient détruites. une fillette avait perdu ses parents, ses frères et ses soeurs, les larmes mouillaient toute son âme. A Guiuan, l'eau engloutissait toute la ville, la circulation n'existait plus les survivants avaient la mort dans l'âme. la communauté internationale s'organisait entre temps, les secours arrivaient  à compte gouttes. les américains bombardant l'Irak accouraient aux secours de ces survivants quel paradoxe!  ansi voguait la vie. Houssein Barkad Toukaleh

Rencontre avec l'écrivain Djiboutien, Houssein barkat Toukaleh

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02 novembre 2013 9 NOVEMBRE À 14H00: RENCONTRE AVEC L'AUTEUR HOUSSEIN BARKAT TOUKALE Dans le cadre de la Fête du monde organisée par la commune d'Etterbeek, la CRER organise une rencontre avec Houssein Barkat Toukale, auteur de Djibouti né en 1983, arrivé en Belgique en 2003, ex détenu du centre fermé de Vottem.  Houssein Barkat Toukale est l'auteur de  deux livres ,  L'enfant de corne  et  Yasmin mon amour , publiés chez Edilivre. Il vit aujourd'hui à Anvers. Venez découvrir ce jeune écrivain le 9 novembre à 14h00! La Fête du monde est une initiative de la Commune d'Etterbeek proposant des activités pour enfants et adultes autour du thème de la solidarité et du droit à l'alimentation: ateliers de cuisine, de musique et d'artisanat, stands d'infos, concerts...  Plus d'infos sont disponibles  ici . Quand : samedi 9 novembre à 14h00 Où : Salle Fontenay sous Bois, Rue des Champs 49, 1040 Etterbeek Entrée libre

La solitude

La solitude l'a mise dans l'embarras, Il est sortis en allant au discothèque Il essaya de boire, sans se saouler à flots, En regardant de loin et de près, une jolie Et belle créature apparue, ô quelle joie, Le monde commença à danser pour mieux S'affronter, il absorba un dernier verre, Joyeusement il se prépara à affronter le combat. Le sourire envahissait toute sa bouche Elle jetait un regard tantôt hâtif, tantôt Incompréhensible sur lui, oh! il tomba amoureux. Hélas! elle ne voyait qu'un homme simple Au milieu de la foule, il commença à la séduire, Sa réponse n'était que oui et non, Sa bonne mémoire lui dit, que le maillon était fort, Hélas! elle le refusa en lui souriant gentiment. Oh! que la vexation paraissaît trop accablante Il en a fallut qu'il la tabasse, mais elle n'était pas Sa concubine. Il est partis, avec une colère extravagante En se disant que toutes les femmes étaient pareilles! Houssein Barkad Toukaleh