Niman, le lycéen
A Djibouti, un jeune homme marchait dans la rue. Il portait un sac à dos, beaucoup des livres étaient dedans. Il allait chaque matin au lycée d’état de Djibouti. Il s’appelait Niman. Grand, mince, et des yeux de gazelle. Il allait à l’école à pied. Son père était mort. Il a été tué durant la guerre d’indépendance. Une balle l’avait éclaboussée. Et bam, il était parti pour de bon. Niman aimait bien l’école car il pensait qu’il allait s’en sortir grâce à ses études. Après l’indépendance, beaucoup des élèves allaient à l’école avec enthousiasme. Des français qu’on nommait des coopérants enseignaient dans les écoles de Djibouti. Ils préparaient des jeunes qui allaient le remplacer d’ici quelques années. Niman était parmi ces jeunes. Niman rentra dans la classe. Il était studieux et son prof de math l’appréciait. Dans la classe, des jeunes français se trouvaient aussi. Des Djiboutiens avec des Français. C’était formidable. Les ennemis d’hier, aujourd’hui se côtoyaient dans les école...