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La mentalité nomade, par dr Omar Osman Rabeh

1.La mentalité nomade s'enchâsse dans une superstructure (voir croquis) ce qui explique sa pérennité depuis des siècles, son omniprésence sociale et son extraordinaire ténacité à être extirpée. Elle est la racine et l'âme de l'esprit tribal qui renaît toujours de ses cendres… 2.Le tribalisme n'est que l'expression sociale de cette mentalité nomade et seulement la partie visible de l'iceberg…. 3.Par ses caractéristiques fondamentales, son concept du temps et de l'espace, etc. elle s'avère être anti-scientifique, anti-étatique et anti-historique, etc. Anti-homme et anti-nation !... 4.Elle s'oppose en tous points à l'Etat au plan de l'organisation, du concept, de l'autorité et du but… 5.Elle est la cause du terrible immobilisme ancestral, de cette reproduction indéfinie du même… Et de toutes les tragédies nationales. Le résultat équivaut au bout du compte à une fatalité inscrite dans les âmes et les esprits !... 6.Elle est la cause de ...

La henriade, Voltaire

Je chante ce héros qui régna sur la France Et par droit de conquête et par droit de naissance ; Qui par de longs malheurs apprit à gouverner, Calma les factions, sut vaincre et pardonner, Confondit et Mayenne, et la Ligue, et l'Ibère, Et fut de ses sujets le vainqueur et le père. Descends du haut des cieux, auguste Vérité ! Répands sur mes écrits ta force et ta clarté : Que l'oreille des rois s'accoutume à t'entendre. C'est à toi d'annoncer ce qu'ils doivent apprendre ; C'est à toi de montrer aux yeux des nations Les coupables effets de leurs divisions. Dis comment la Discorde a troublé nos provinces ; Dis les malheurs du peuple et les fautes des princes : Viens, parle ; et s'il est vrai que la Fable autrefois Sut à tes fiers accents mêler sa douce voix ; Si sa main délicate orna ta tête altière, Si son ombre embellit les traits de ta lumière, Avec moi sur tes pas permets-lui de marcher, Pour orner tes attraits, et non pour les cacher. V...

Stances,

 Pouchkine.  Avez-vous vu la tendre rose, L’aimable fille d’un beau jour, Quand au printemps à peine éclose, Elle est l’image de l’amour ? Telle à nos yeux, plus belle encore, Parut Eudoxie aujourd’hui : Plus d’un printemps la vit éclore, Charmante et jeune comme lui. Mais, hélas! Les vents, les tempêtes, Ces fougueux enfants de l’hiver, Bientôt vont gronder sur nos têtes, Enchainer l’eau, la terre et l’air. Et plus de fleurs, et plus de rose, L’aimable fille des amours Tombe fanée à peine éclose : Il a fui, le temps des beaux jours ! Eudoxie, aimez! Le temps presse ; Profitez de vos jours heureux ! Est-ce dans la froide vieillesse Que de l’amour on sent les feux ?

Un nouveau livre vient de paraître, bravo Waberi

Chers lecteurs, chères lectrices, Je viens de lire un extrait du recueil des poèmes écrits par notre grand auteur et grand écrivain Abdourahman Waberi. Je vous conseille de le lire, c'est extrêmement fascinant. Voici le link : http://flipbook.cantook.net/?d=%2F%2Fwww.entrepotnumerique.com%2Fflipbook%2Fpublications%2F19732.js&oid=249&c=&m=&l=&r=&f=pdf

L'odeur des cheveux

c'est un poème du grand poète Hafez Chirazi.  Je suis enivré sans arrêt par le parfum de tes cheveux. Je suis détruit, à chaque instant, par tes magiques, traîtres yeux. Après d’aussi longue patience, mon Dieu ! verrai-je enfin la nuit Où j’allumerai ma chandelle dans l’arcade de tes sourcils ? Ma clairvoyance est une ardoise que je chéris matin et soir, Car elle est comme le miroir qui reflète ta mouche hindoue. Si tu veux embellir ce monde pour autant que l’éternité, Dis au vent d’écarter ton voile de ta face, pour un instant. Si tu veux abolir la loi qui rend ce monde périssable, Crève l’écran de tes cheveux : il s’en répandra mille vies. Le vent et moi sommes deux gueux, des vagabonds, des inutiles. Nous sommes enivrés tous deux par ton parfum et par tes yeux. Bravo ! Hâfez s’est libéré de ce monde comme de l’autre. L’humble poussière de ton seuil est la seule chère à ses yeux.

Aux soldats Djiboutiens

Nos valeureux soldats étaient partis combattre en Somalie et instaurer la paix Ces braves s'étaient armés magnifiquement Et avec eux, d'autres soldats africains Ils étaient là pour aider le peuple somalien A Mogadiscio, à Beledweyne, à Baidoa. Cette Somalie qui se meurt depuis des décades A trouvé des frères qui la soutiennent Et nos soldats envoyés par le gouvernement tendaient La main à ce peuple meurtri et orphelin. Et tout le peuple était derrière ces braves soldats Qui faisaient barrages à l'extrémisme et au fanatisme. Hélas! nos soldats tombèrent dans un guêpier Et beaucoup d'entre eux perdirent la vie. La milice Al-shabaab, ces guerriers intrépides Ces extrémistes fanatiques tendirent un piège A nos malheureux soldats à Beledweyne Dans la région de Hiiraan, une région riche. Nos soldats avaient pris les armes et se défendirent Courageusement et avec ardeur. Mais hélas! certains d'entre eux avaient déjà perdu La...

Niman, le lycéen

 A Djibouti, un jeune homme marchait dans la rue. Il portait un sac à dos, beaucoup des livres étaient dedans. Il allait chaque matin au lycée d’état de Djibouti. Il s’appelait Niman. Grand, mince, et des yeux de gazelle. Il allait à l’école à pied. Son père était mort. Il a été tué durant la guerre d’indépendance. Une balle l’avait éclaboussée. Et bam, il était parti pour de bon. Niman aimait bien l’école car il pensait qu’il allait s’en sortir grâce à ses études. Après l’indépendance, beaucoup des élèves allaient à l’école avec enthousiasme. Des français qu’on nommait des coopérants enseignaient dans les écoles de Djibouti. Ils préparaient des jeunes qui allaient le remplacer d’ici quelques années. Niman était parmi ces jeunes. Niman rentra dans la classe. Il était studieux et son prof de math l’appréciait. Dans la classe, des jeunes français se trouvaient aussi. Des Djiboutiens avec des Français. C’était formidable. Les ennemis d’hier, aujourd’hui se côtoyaient dans les école...